Une nouvelle responsable des Pot’irons : une mission tout terrain pour Fanny
Vous avez peut-être eu écho du départ de Pauline Dejoie, responsable des Pot’irons, qui s’absente durant quelques mois pour un heureux événement : la naissance de sa fille. En remplacement, Fanny Gonzalez de Quijano, est arrivée pour prendre le relais de cette mission tout terrain… Plus qu’une mission, cette expérience lui permet de prendre du recul au regard du contexte actuel sur sa pratique professionnelle.
Témoignage |

“Retrouver de l’envie et du sens” : la découverte de L’Arche
Comme beaucoup d’entre nous, Fanny a traversé ce moment où l’on s’interroge sur ce qui donne sens à sa vie professionnelle. Designer de services publics et urbaniste, elle ressent le besoin de réaligner ses valeurs à son quotidien : “J’étais à un moment de ma vie professionnelle où je m’interrogeais sur mes valeurs. J’avais envie de retrouver de l’envie et du sens dans mon travail.”
Elle entend parler d’une offre de remplacement à L’Arche à Strasbourg qu’elle devait dans un premier temps diffuser, puis intriguée par la mission, elle se surprend elle-même à postuler : “Je connaissais L’Arche de loin, et lorsque j’ai vu l’offre, j’ai senti que cela pouvait me correspondre.”
“Je suis arrivée dans une période d’effervescence” : une plongée dans le grand bain
Arrivée mi-septembre, Fanny prend les rênes en pleine effervescence : communication, programmation, animations, préparation de divers événements dont une première participation au Village du Partage présent place Kléber à Strasbourg… Une entrée en matière intense, mais inspirante : “C’est très dense mais c’est très stimulant et je suis tout le temps au contact des gens.”
Le contact avec les autres a redonné sens à mon envie de travailler. C’est la valeur du “vivre ensemble” qui s’exprime pleinement ici, à L’Arche : “Il y a cette notion de cohabitation entre le GEM, le Café des Pot’es, etc. C’est la force de ce lieu et je veux aider à renforcer et perdurer cette force.”
Et si Fanny n’est là depuis quelques mois seulement, cette force du vivre ensemble, elle l’a déjà expérimentée au travers d’anecdotes. Et surtout, elle a rapidement gagné la confiance et la sympathie des personnes en situation de handicap mental : “L’autre fois, Lucia m’a dit : “Toi j’taime bien, on repart à Paris quand tu veux” et j’ai trouvé ça très touchant de voir que je compte déjà. Je suis également touchée de voir comment les personnes échangent entre elles. Tous sont attachants et attachés les uns aux autres.”
Jusqu’à fin mars à minima, Fanny continuera d’accompagner les Pot’irons avec l’envie de renforcer encore le bien-être des personnes accueillies et de faire de ce lieu un véritable centre de vie du quartier Danube.