Apprendre à traverser les conflits ensemble
Dans un groupe, les conflits peuvent s’accumuler sans que l’on s’en rende compte, créant des incompréhensions et des tensions. Le GEM a été marqué par une période délicate, avec plusieurs désaccords entre adhérents. Face à cette situation, une question s’est imposée : comment continuer à nourrir le collectif, sans éviter les conflits, mais en apprenant à les traverser ensemble ? C’est aussi cela que nous partageons ici : les moments de joie, mais aussi les phases difficiles.
GEM |

La parole est fondamentale
En septembre et octobre, les incompréhensions se sont multipliées au GEM. Les tensions n’étaient pas graves, mais elles s’étaient installées. Il a fallu beaucoup de temps pour parler, revenir sur ce qui s’est passé, tenter de comprendre les ressentis de chacun.
Pour Emmanuelle, animatrice du GEM, un constat s’impose : continuer à gérer seule ces situations n’est pas l’idéal. Plutôt que d’imposer des règles toutes faites, elle choisit de faire confiance aux adhérents et de les associer pleinement à la recherche de solutions. Une réunion autour de la gestion des conflits est alors organisée.
Mettre des mots, ensemble, sur ce qui fait mal
Lors de cette rencontre, un cadre bienveillant est posé. Une affiche est créée collectivement avec quelques phrases simples mais essentielles : “c’est normal d’avoir des conflits.”, “c’est normal que ça fasse mal au cœur.”, “si on prend le temps d’en parler, ça va mieux.”, etc.
À partir de là, une question centrale est posée aux adhérents : que peut-on faire quand on est fâché ?
Les idées fusent : aller prendre l’air, boire de l’eau, faire quelque chose qui fait du bien, en parler à quelqu’un, prendre du temps pour soi, etc. Certaines propositions évoquent aussi le besoin de se former pour apprendre à mieux gérer les conflits ensemble.
Toutes les idées sont discutées, puis votées. De cette réflexion collective émergent plusieurs pistes fortes retenues par le groupe : écouter l’autre quand il y a un problème, parler et demander pardon.
Des conflits toujours présents, mais mieux traversés
Cette démarche n’a pas fait disparaître les conflits et ce n’était pas l’objectif. En revanche, elle a permis d’apaiser une période difficile et de redonner de la sécurité au groupe.
“Moi, j’avais proposé de sortir prendre l’air quand ça ne va pas. Les conflits, c’est difficile et je ne suis pas toujours à l’aise pour en parler.” explique Nassim.
Ses mots rappellent une chose essentielle : chacun vit les conflits différemment, et il n’existe pas une seule bonne manière de réagir. Ce qui compte, c’est de pouvoir en parler, d’être écouté, et de chercher ensemble des chemins pour aller mieux.